Le disilicate de lithium (vitrocéramique, type e.max) est la référence de l'esthétique antérieure. Très translucide, il imite l'émail comme peu de matériaux. Mais il a ses indications précises et un usinage spécifique. Le point.
Pourquoi le disilicate ?
Sa translucidité élevée et son rendu lumineux en font le matériau de choix quand l'esthétique prime : couronnes antérieures unitaires, facettes, inlays/onlays. Là où la zircone est résistante mais plus opaque, le disilicate joue la lumière.
Indications typiques
- Facettes et couronnes antérieures unitaires.
- Inlays / onlays esthétiques.
- Cas où l'intégration optique avec les dents naturelles est critique.
Pour les bridges postérieurs ou les fortes charges, on reste sur la zircone : le disilicate est moins indiqué sur les longues portées.
Usinage : la voie humide
La vitrocéramique chauffe et se fragilise à l'usinage à sec : elle s'usine par voie humide (arrosage). Vérifiez que votre fraiseuse gère l'humide avant de vous lancer sur ce matériau.
Après l'usinage : la cristallisation
Le disilicate s'usine dans un état "pré-cristallisé" (tendre, souvent bleuté), puis passe par une cuisson de cristallisation qui lui donne sa résistance finale et sa teinte définitive. Étape incontournable — sauter ou rater la cristallisation compromet la pièce.
Disilicate ou zircone ?
- Esthétique antérieure maximale, facettes → disilicate (ex. LuLiSi).
- Résistance, postérieur, bridges → zircone.
- Beaucoup de laboratoires gardent les deux et choisissent selon le cas.
Le bon réflexe : faire correspondre le matériau à l'indication, pas l'inverse. Pour composer une gamme cohérente (disques + matériel d'usinage humide + four), un conseil en amont fait gagner du temps.